L'univers des partitions di-arezzo

Editions Heugel

<strong>Editions Heugel</strong>

Lyrique, musique française du XXe siècle

Hartmann

Toutes les partitions chez les Editions Heugel

La place très réduite qu'occupe la création dans la vie lyrique aujourd'hui rend difficilement imaginable la position prépondérante que pouvait occuper, au début du siècle, on éditeur comme Editions Heugel. Avec Lakmé, Mignon, Louise et la majeure partie des opéras de Jules Massenet, cette maison était tout simplement l’une des plus importantes en France.

Et pourtant rien ne prédisposait les Editions Heugel, dont les débuts remontent à 1839, à s'illustrer dans ce secteur très convoité, si I'on s'en tient à ses premières publications, une série d'ouvrages pédagogiques et une collection d'oeuvres pour clavecin, à laquelle répond comme en écho, aujourd'hui, la collection " Le Pupitre " dirigée par François Lesure. Pourtant les musiques pour la scène vont rapidement prendre le dessus : le premier succès, en 1858, sera I'Orphée aux Enfers de Jacques Offenbach, une partition acquise pour une bouchée de pain. Dès lors les fortunes commerciales se succèdent, grâce à la publication de Mignon et d'Hamlet d'Ambroise Thomas, de Lakmé, Coppelia et Sylvia de Léo Delibes, sans oublier les ouvrages de Massenet, le compositeur fétiche : Cendrillon, Werther, Marion, Hérodiade, Don Quichotte...

Des ouvrages qui font aujourd'hui encore la fierté d’un label qui ne pouvait que perdurer, en dépit du rachat de son catalogue, en 1981, par les Editions Leduc.

II est vrai que les héritiers d'Alphonse Leduc ne pouvaient que se sentir très proches de ceux de la maison les Editions Heugel, à qui les liait tout un chapitre de I'histoire musicale française. Un chapitre d'histoire qu'Heugel, auparavant, avait complété lui-même par l'édition de I'Orfeo et du Couronnement de Poppee de Monteverdi, et par l'acquisition de fonds, en particulier celui d'Hartmann en 1891, qui comportait entre autres, Le Roi d'Ys d'Edouard Lalo, Joseph d'Etienne-Nicolas Méhul et Un bal masqué de Giuseppe Verdi, dans sa version française. Ce qui n'empêchait pas cette grande maison de s'intéresser de près aux contemporains, de Georges Auric à Germaine Tailleferre, et plus près de nous de Pierre Boulez ou Betsy Jolas.
Préservé par l'alliance scellée avec Leduc, le label Heugel poursuit son chemin. La nature et la richesse de ses fonds imposent un énorme et passionnant travail de réédition, souvent lié à la reprise scénique d'ouvrages qui, très nombreux, retrouvent aujourd'hui le chemin des scènes lyriques.

D’après la Chronique de l’AFAA n° 20, l’Edition musicale, 1998

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